Planification : Comment traduire en vision claire le Plan Diomaye pour la Casamance (PDC) ?

Sur l’initiative conjointe du Think Tank IPAR et de l’ANRAC, l'ensemble des forces vives de la région s'est réuni pour donner une trajectoire opérationnelle claire au Plan Diomaye pour la Casamance (PDC).
Du 20 au 22 janvier, les ateliers régionaux de planification du PDC ont rassemblé à Ziguinchor, Sédhiou et Kolda un parterre exceptionnel d'acteurs : gouverneurs, préfets, sous-préfets, ministres-conseillers, maires, directeurs d’agences étatiques, ONG et représentants du MFDC. Tous ont accordé leurs voix pour façonner l'avenir de la région.
Les trois grands axes d’intervention du PDC
Les réflexions collectives se sont structurées autour de trois composantes majeures :
- Le retour des déplacés et la mise à disposition immédiate des services sociaux de base.
- La relance économique et le développement des moyens d’existence durables.
- La gouvernance locale, la cohésion sociale et la gestion inclusive du foncier.
Pour donner corps à ces priorités, les participants ont formulé des propositions substantielles :
- Financement innovant : Instaurer une stratégie de financement adossée directement sur les Secrétariats Généraux (SG) et les Directions de l’Administration Générale et de l’Équipement (DAGE) des ministères et agences sectoriels.
- Souveraineté agricole : Mises sur l’agriculture de précision et appui à la transformation locale sur toute la chaîne de valeurs.
- Infrastructures et désenclavement : Aménagement des marchés ruraux, construction d'infrastructures fonctionnelles et désenclavement des villages de retour.
- Capital humain : Accès universel à l’état civil, aux services sociaux de base et renforcement de la formation professionnelle.
- Résilience : Réduction des risques climatiques et instauration d’une gouvernance foncière transparente.
Un diagnostic sans complaisance pour réussir le mi-parcours
Afin de parfaire cette vision tirée des besoins réels des populations, l'IPAR, sur proposition de l'ANRAC, a partagé un état des lieux lucide et rigoureux de l'exécution à mi-parcours. Plusieurs défis majeurs ont été identifiés :
- L’absence d’un document de planification opérationnelle consolidé.
- Des retards constatés dans l’exécution des engagements pris par certains départements ministériels et partenaires financiers.
- Un déficit de cohérence et de pilotage centralisé, limitant la visibilité sur les résultats réels.
- Le manque d’un cadre de planification concerté que l’ANRAC aurait pu piloter de manière transversale.
- Une faible communication globale autour des avancées du PDC.
Prochaine étape : Cap sur le plan opérationnel
Au terme de ces consultations régionales riches, le Think Tank IPAR va soumettre à l'ANRAC un document finalisé et consolidé. Ce livrable déclinera de manière limpide le plan opérationnel du PDC pour assurer une prise en charge efficiente, transparente et rapide des préoccupations des populations déplacées et des Casamançais restés vulnérables face aux séquelles du conflit.


